Pour la défense du co-commissariat…

Alors que le projet de réforme relatif aux modalités d’exercice du contrôle légal au sein de l’Union européenne est en discussion au Parlement européen, les cabinets membres d’Option Initiatives ont fédéré autour d’eux un mouvement – Option Initiatives Audit – pour la défense et la promotion des spécificités françaises du commissariat aux comptes et en premier lieu du co-commissariat. Ces cabinets rassemblent 200 mandats d’entités d’intérêt public et réalisent 430 millions de chiffre d’affaires.Le livre vert avait posé ouvertement le problème de la concentration excessive du marché de l’audit.
A cette occasion de nombreux émetteurs ou préparateurs de comptes ont exprimé des réserves sur le nombre
trop limité de cabinets signataires de mandats de groupes cotés.
Constatant que le projet de réforme ne répond plus à ces objectifs, nous souhaitons attirer l’attention des institutions et parlementaires européens sur les apports du joint audit, et appeler à sa généralisation en Europe, alors que celui-ci ne figure plus qu’à titre facultatif dans le projet de réforme présenté le 30 novembre dernier par le commissaire européen Michel Barnier.Le joint audit est pourtant aujourd’hui la seule solution proposée par la Commission européenne qui soit réellement éprouvée, alors que l’ «audit pur» et la rotation des cabinets (deux des principales mesures du texte) restent « de pure fiction ».

Avec 52% de part de marché détenus par des cabinets alternatifs, le joint audit fait de la France le seul pays en Europe à connaître le développement d’acteurs hors Big four sur le marché de l’audit, ultra concentré dans tous les autres pays. Par ailleurs, le joint audit favorise la qualité de la mission d’audit au profit des entreprises en apportant un regard complémentaire sur les comptes, et en assurant un relais entre cabinets dans le cadre de la rotation obligatoire.
Par notre union au sein d’Option Initiatives Audit, nous voulons témoigner de la réussite de l’expérience française, fédérer le plus grand nombre de cabinets concernés en France et, au-delà, contribuer au mouvement européen de promotion du joint audit.